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Un permis de conduire kiwi en 15 minutes chrono – A kiwi driving licence in 15 minutes

(English version below)

Notre permis de conduire n’étant pas écrit en anglais ni réellement reconnu en Nouvelle Zélande, nous avons dû demander un permis de conduire international, valable un an, lorsque nous étions en Angleterre avant de partir (le permis français est suffisant en Angleterre car reconnu comme tout permis européen, même s’il n’est pas écrit en anglais). Après un peu de paperasse et des sous en moins sur notre compte en banque, nous avions en main notre précieux sésame cartonné au format pas pratique du tout.

Une fois fraichement débarqués, nous avions découvert qu’après un an passé en Nouvelle Zélande nous aurions à obtenir un permis local. Nous pensions attendre la fin de notre première année pour faire le faire mais afin de renouveler la vignette de la voiture en ligne (oui les jeunes, ca ne vous dit rien mais dans le temps de notre jeunesse…), il était indispensable d’avoir un permis kiwi. Du coup, nous nous sommes lancés dans la procédure.

Les premières infos trouvées sur Internet nous disaient que nous aurions le code à passer mais pas la conduite. Il ne nous restait plus qu’à mettre la main sur un équivalent kiwi du Code Rousseau. Vous pourriez penser qu’après 15 ans de conduite en Europe ce ne serait pas nécessaire mais certaines règles sont quand même différentes (voir photo). Mais après quelques recherches complémentaires, nous avons découvert une toute nouvelle réglementation qui fournit une meilleure reconnaissance du permis français : il suffit de remplir un peu de paperasse (là, on maitrise) et de payer (typique ici) et hop, un permis kiwi dans la poche !

Nous sommes donc partis au bureau « permis de conduire » pour remplir notre formulaire, fournir toutes les pièces nécessaires, non sans mal, et vider notre compte en banque. Petite surprise au bureau : veuillez regarder dans la machine (même genre que chez l’ophtalmo, pour ceux qui comme nous ne voient rien) et lisez la troisième ligne (Z R K W L). Hop, on réduit la taille des lettres et on recommence (deuxième colonne, A B R P D). Parfait mademoiselle. Une petite signature sur le boitier électronique. On se met maintenant devant le fond blanc, on fait un joli sourire, clic clac dans la boite et c’est fini ! Voici votre permis temporaire, vous recevrez le « vrai » par courrier d’ici à 2 semaines. Il est valable 10 ans. Ben oui, ce serait trop facile sinon ! Retour devant la boite a lecture et pour le vidage du compte en banque dans 10 ans. Il faut bien que le gouvernement trouve ses sous quelque part…

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Our driving licence not being written in English and not really recognised in New Zealand, we had to apply for an international driving licence, valid for one year, while we were in the UK before leaving (the French driving licence is enough in the UK as it is recognised as any EU driving licence, even if it’s not written in English). After some paperwork and less money in our bank account, we had in our hands our precious document, albeit in an unpractical format.

Once freshly arrived, we had discovered that after one year spent in New Zealand, we would have to obtain a local driving licence. We thought about waiting for the end of our first year to do it but in order to renew the registration of the car online (yes kids, that does not ring any bells for you but at the time of our youth…), it was essential to have a kiwi driving licence. So we had decided to launch into the process.

The first information found on Internet said that we would have the Highway Code to take but not the practical driving test. We then had to get our hands on the kiwi road code book. You might think that after driving for 15 years in Europe it would not be necessary but some rules are actually quite different (see photo). But after few further searches, we had discovered a brand new regulation which provides a better recognition of the French driving licence: we only had to do a bit of paperwork (that, we master) and to pay (typical here) and voila, a kiwi driving licence in our pocket!

We then went to the “driving licence” office to fill the form, provide all necessary documents, not easily, and empty our bank account. Surprise at the counter: please have a look into the machine in front of you (the same one as at the ophthalmologist, for those who like us cannot see a damn thing) and read the third line (Z R K W L). Hup, smaller letter and do it again (second column, A B R P D). Perfect miss. A little signature on the electronic case. Now, please stand in front of the white background, a lovely smile, click click in the box and it’s over. Here is your temporary driving licence, you will receive the “real” one in two weeks. It is valid for 10 years. Well, it would be too easy otherwise! Return in front of the reading box and for an emptying of the bank account in 10 years. The government has to find its money somewhere…

Inspection bestioles – Critter inspection

(English version below)

Une fois notre container arrivé à Wellington et avant de nous être livré, il a du passer par la case inspection de biosécurité gérée par le MAF (Ministère de l’Agriculture et de la Forêt). Le MAF est à la recherche des petites bêtes ou tout autre élément potentiellement nuisible à la Nouvelle-Zélande.

Afin de faciliter l’inspection, nous avions reçu comme conseil avant de préparer nos cartons de tout nettoyer : vélos, affaires de camping, chaussures de rando, bottes, barbecue, outils de jardinage etc. Tout ce qui peut apporter des petites bêtes, des graines, des champignons etc. Bref, tout nettoyer. Pas de problème ! On a briqué, astiqué, frotté, lessivé, séché, essuyé. Enfin tout ça dans le bon ordre bien entendu. On nous avait aussi conseillé de regrouper tous les objets susceptibles d’intéresser le MAF. La motivation première pour appliquer ces conseils était que le montant de la facture de l’inspection dépendait du temps que l’inspecteur mettrait à tout trouver à l’arrivée.

Une fois les déménageurs arrivés à Peterborough, ils ont tout emballé, collé un numéro sur chaque carton, rempli un listing des cartons avec leurs contenus (très global) et ont tout chargé dans le container. Une fois le container est arrivé à Welly, le MAF veut inspecter notre container pour voir s’il présente un risque pour le pays, et plus particulièrement pour sa nature sauvage. Procédure tout à fait normale. Le MAF nous a demandé de remplir un formulaire avec la liste de nos objets potentiellement « dangereux » ainsi que le numéro du carton dans lequel chaque objet se trouve. Dur dur à faire quand le listing des déménageurs n’est pas précis. Nous avons fait de notre mieux avec le listing et nos souvenirs des deux jours d’emballage. Nous avons donc transmis à la compagnie de déménagement locale qui doit s’occuper de notre container de ce coté du monde le formulaire, le listing des déménageurs ainsi que notre listing extrêmement détaillé du contenu de notre container pour qu’elle fasse suivre au MAF. A partir de ce formulaire, une personne du MAF doit lister les cartons que l’inspecteur va devoir inspecter. La liste est ensuite transmise aux déménageurs qui doivent vider le container et isoler les fameux cartons avant l’arrivée de l’inspecteur.

Pierre était présent lors de l’inspection qui a eu lieu dans un hangar de la compagnie de déménagement. Une zone bleue était marquée au sol et seul l’inspecteur était autorisé à pénétrer dans cette zone. Les cartons listés se trouvaient dans cette zone. L’inspecteur a donc ouvert les différents cartons et cherché les différents articles. Mais Pierre s’est interrogé sur la présence de certains cartons dans la zone. Par exemple s’y trouvait notre planche de bureau en verre. Je n’ai toujours pas trouvé en quoi une planche de verre pourrait représenter un risque de biosécurité. Mais bon. Cela restera un des mystères de l’inspection. Malheureusement, le listing des déménageurs n’étant pas suffisamment précis, certains articles n’ont pas pu être localisés. L’inspecteur a donc décidé de laisser les déménageurs apporter nos cartons chez nous mais sous réserve de retrouver les articles manquants et de les rapporter pour inspection : notre aspirateur, une lampe en bois flottant et mes chaussures de rando !

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Once our container arrived in Wellington and before having it delivered at our place, it had to go through the biosecurity inspection organised by MAF (Ministry of Agriculture and Forestry). MAF was looking for small creatures or any other element potentially threatening to New Zealand.

In order to facilitate the inspection, we had been recommended before packing our stuff to clean everything: bikes, camping gears, hiking boots, wellies, barbecue, garden tools etc. Everything which can bring small creatures, seeds, fungi etc. In short, clean everything. No problem! We had scrubbed
down, polished, brushed, washed, dried, wiped. All that in the right order of course. We had even been recommended to group together all items which could be of interest for MAF. The primary motivation for applying all these recommendations was that the amount of the bill for the inspection would depend on the time the inspector would spend on the other end looking for the items.

Once the movers arrived in Peterborough, they packed everything, stuck a number on each box, filled a listing of the boxes with their (very vague) contents and loaded everything in the container. Once the container arrived in Welly, the MAF wanted to inspect our container to see if it presented a risk for the country, and more precisely for its wild nature. A completely normal process. MAF asked us to fill a form with the list of all our potentially “dangerous” items as well as the number of the box in which each item was. Hard to do when the listing of the removal company is not precise.
We’d done what we could with the listing and our memory of the 2 days of packing. We have then forwarded the form and our extremely detailed listing of the content of our container to the local removal company which is in charge of our container on this side of the world in order for them to forward that to MAF. From this form, a person at MAF has to list the boxes the inspector would look at. The list is then sent to the removal company which will empty the container and isolate the aforementioned boxes before the arrival of the inspector.

Pierre was present for the inspection which took place in a warehouse of the removal company. A blue area, in which only the inspector was allowed to penetrate, was marked on the floor and contained the listed boxes. The inspector opened the various boxes and looked for the items. But Pierre wondered about the presence of some boxes. For example our glass desktop was there. I still have not figured how a glass desktop could represent a biosecurity risk. That will remain one of the mysteries of the inspection. Unfortunately, the listing of the removal company not being precise enough, some items were not found on the day. The inspector decided to authorise the movers to deliver our boxes at our place under the condition that they would find the missing items and bring them back for inspection: our hoover, a driftwood lamp and my hiking boots!

Semaine de la culture – Culture week

(English version below)

Wellington étant la capitale culturelle de la Nouvelle Zélande, nous en avons profité pour nous faire une semaine de la culture, dans la mesure du raisonnable. Au programme : lundi cinéma, mardi cinéma et vendredi théâtre ! Après nos trois ans et demi dans le trou du cul du monde, ça nous change !

Un lundi par mois, l’Alliance Française organise la projection d’un film français dans un cinéma indépendant appelé le Penthouse. Pour information, l’Alliance Française est une association à but non lucratif qui propose des cours de langue française et qui organise des évènements liés à la culture française. Chaque projection est une soirée « à la française ». Enfin… Si ça ressemble à ça maintenant en France, je serais bluffée ! Posons le décor : petit cinéma de quartier, appelé par nos amis locaux « boutique cinema ». En d’autres termes, un café/bar et un petit restaurant font partie intégrante du cinéma et les salles sont au nombre de quatre dont une, la « suite vogue » qui peut accueillir 30 personnes. La projection a lieu à 18h30 mais les portes s’ouvrent à 18h et deux tables vont attendent au pied de l’écran. Sur l’une se trouve du vin, sur l’autre du fromage et du pain ! Un petit verre de vin par personne, du pain et du fromage pour l’accompagner. Que demander de plus ? Une fois l’apéro pris, tout le monde s’assied et en avant la projection, avec son petit verre de vin à la main, s’il n’a pas déjà été engloutit. Mais comme ils font les choses bien, entre les sièges qui ressemblent plus à des canapés deux places très confortables qu’à des fauteuils de cinéma, il y a des petits plateaux en bois pour poser son verre de vin. Donc pas de panique si le verre n’est pas fini avant le début de la projection. La projection du mois était « Micmacs à tire-larigot » de Jean-Pierre Jeunet. Vraiment très bien !

Histoire de poursuivre sur notre lancée, nous avons décidé de découvrir le cinéma de notre quartier, un autre « boutique cinema » dès le lendemain ! Cette fois-ci, un film un peu plus grand public : Robin Hood, de Ridley Scott. Avis partagés entre Pierre et moi : nul versus pas mal. Pas brillant au final… Cette fois-ci, la salle pouvait accueillir environ 50 personnes, et nous étions quatre. Au milieu du film, une des deux nanas qui étaient dans la salle avec nous s’est levée et est sortie de la salle. Elle est rentrée cinq minutes plus tard avec deux verres de vin dans les mains. Et moi qui pensais qu’elle était partie aux toilettes… C’est ça aussi les « boutique cinema » ici : un petit verre avant mais aussi pendant !

Troisième étape culturelle de la semaine : le théâtre vendredi soir. Nous sommes allés voir une pièce intitulée « Le Sud ». Oui oui, en français dans le texte comme on dit. Le synopsis de la pièce est le suivant : « Quelle horreur (en français dans le texte) !!! L’ile du Sud dirigée par les français ? Cette nouvelle satire politique de Dave Armstrong, voit une ile du Nord (North Zealand) colonisée par les britanniques et une ile du Sud colonisée par les français (Le Sud). Aujourd’hui, Le Sud est un pays socialiste prospère où les gens travaillent uniquement 30 heures par semaine, profitent de longs déjeuners copieusement arrosés et le populaire Premier Ministre, François Duvauchelle, est un coureur de jupons bien connu. Les citoyens anglophones de North Zealand soient bien moins heureux. Les North Zealanders travaillent de longues heures pour pas grand-chose, leur tentative de marché libre s’est avéré être un désastre et les relations avec les minorités ont touché le fond. En manque cruel d’électricité, North Zealand est en récession permanente. Le Sud est l’histoire d’une délégation de North Zealand, conduite par le Premier Ministre Jim Petersen, qui se rend dans le sud au magnifique château de Wanaka-au-lac afin de convaincre leurs riches voisins de leur fournir de l’électricité à bas prix ». C’était tout simplement excellent ! Tous les clichés y sont passés : les anglais, les français et les maoris. Même avec le peu de connaissance que nous avons pour le moment de la scène politique néo-zélandaise et de la culture maori, nous avons vraiment bien rigolé.

Vivement la prochaine semaine de la culture !

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Wellington being the cultural capital of New Zealand, we had decided to take full advantage of this by having a cultureal week, within reason. On the programme: Monday cinema, Tuesday cinema and Friday theatre! After our three and a half years in a shithole, it’s a nice change!

One Monday per month, the Alliance Française organises the screening of a French film in an independent cinema called the Penthouse. For your information, the Alliance Française is an independent New Zealand not-for-profit cultural and language centre. It proposes French classes and organises events connected to the French culture. Each screening is an event “à la française”. Well… If it looks like this now in France, I would be bluffed. Let set the scene: a small local cinema, called “boutique cinema” by the locals. In other words, a café/bar and a small restaurant are an integral part of the cinema and there are four cinemas of which one called the “Vogue Suite” can welcome 30 people. The screening is a 06:30 pm but doors open at 06:00 pm and there are two tables waiting for you at the foot of the cinema. On one of them is some wine, on the other some cheese and some bread! A small glass of wine per person, with some bread and cheese. What more can you ask for? Once the aperitif is over, everyone sits down and the screening gets the green light, with once glass if it has not been downed by then. But as they do everything properly, between the seats, which more look like very comfortable two-seater sofas than cinema seats, there are small wooden trays to put your glass. So no rush if you have not finished your drink before the screening starts. This month’s movie was “Micmacs” by Jean-Pierre Jeunet. A really good film!

Keen to pursue, we have decided to explore our local cinema, another “boutique cinema”, the following day. This time, more of a block buster: Ridley Scott’s Robin Hood. Pierre and I agreed to differ: crap versus average. Not so good on average… The cinema could hold 50 people, and we were four. During the screening, one of the ladies who were in the cinema with us stood up and left. She came back five minutes later with two glasses of wine. And there I was, thinking she had nipped to the loo… That’s a NZ “boutique cinema” for you: a glass of wine before and during the screening!

Third and final cultural outing of the week: the theatre on Friday night. We went to see a play called “Le Sud”. Yes yes, in French in the text. The synopsis is as follows: “Quelle Horreur!! The South Island run by the French? This new political satire from Dave Armstrong, the award-winning writer of Niu Sila, The Tutor, King and Country and Kia Ora Khalid sees a British settled North Island (North Zealand) and a French colonised South Island (Le Sud). Today Le Sud is a prosperous socialist country where people only work 30 hours a week, enjoy long wine-fuelled lunches, and the popular Prime Minister, Francois Duvauchelle, is a renowned womaniser. The English-speaking citizens of North Zealand are far less happy. North Zealanders work long hours for little reward, their free-market experiment ended in disaster, and race relations are at rock bottom. Starved of much-needed electricity, North Zealand lives in permanent recession. Le Sud is the story of a delegation from North Zealand, led by Prime Minister Jim Petersen, who travel south to the beautiful chateau at Wanaka au lac to persuade their rich neighbours to provide them with cheap electricity”. It was just fantastic! All the clichés about English, French and Maori were duly there. Even with a limited knowledge of NZ politics and Maori culture, it was hilarious.

Looking forward to more of this!

Vin et otaries – Wine and fur seals

(English version below)

Comme promis, un deuxième post dans le même weekend, ou presque. Juste deux semaines de retard, ou trois peut-être… C’est pas si mal non ?

Comme annoncé dans le post précèdent, nous avions un long weekend de trois jours. Samedi, profitant du beau temps, nous avons décidé d’aller visiter les vignobles à une heure de Welly. Direction Martinborough ! Le GPS nous disait qu’il fallait compter une bonne heure pour faire la route, mais nous n’avions pas regardé a quoi ressemblait la route avant de partir. Et hop, nous voilà sur l’autoroute. Enfin l’autoroute… 100km/h max. C’est ce qu’ils appellent l’autoroute. Mais on va vous faire un post spécial sur la conduite ses règles et les voitures ici ;-)

Donc nous voilà sur l’autoroute, et hop on tombe sur une petite ville, ralentissement à 50km/h (normal c’est une ville, faudrait quand même pas écraser les piétons), et on ressort, donc on reprend les 100km/h et encore une petite ville, et re 50km/h (toujours ces piétons) et ainsi de suite jusqu’à atteindre la montagne. Au vu des tournants, surtout sans connaitre la route, on roule en général à 50km/h, avec une vitesse maximale affichée sur les panneaux à… 100km/h ! Et oui, les routes de montagnes sont aussi considérées comme de l’autoroute !!! Une fois la montagne passée, nous arrivons dans la plaine des vignobles et des oliviers. C’est à croire qu’il y a un microclimat par ici !

Une fois arrivés à Martinborough, nous décidons, comme tout bon touriste, de passer à l’office du tourisme histoire de savoir où se trouvent les vignobles que l’on peut visiter et ceux qui proposent des dégustations. N’oublions pas que nous sommes venus en voiture… La charmante dame qui se trouve à l’accueil nous donne une carte du coin et nous conseille de commencer par le “Wine Centre” qui fait office de boutique, lieu de conseil pour le vin et qui propose aussi des dégustations. L’avantage, c’est que c’est a 100 mètres a pied :-) On laisse donc la voiture pour faire les 100 mètres et on rentre dans le Wine Centre. Et là, que des bouteilles de vins inconnus. Tu m’étonnes qu’il faille commencer par ici ! Après une longue conversation avec le type qui s’occupe du centre, nous avons listé quelques vignobles à aller visiter. Avant de nous laisser filer, il nous propose une petite dégustation de vins d’un vignoble un peu loin pour que nous y passions le même jour. Vous vous doutez bien qu’on a accepté avec plaisir :-) Trois petits verres plus loin, il nous dit qu’un petit/nouvel exploitant vient faire découvrir ses vins dans 15 minutes au centre avec dégustation à l’appui et qu’ils sont bons. Ni une ni deux, on traine dans la boutique à la découverte de nouveau noms et de nouveaux types de vins, sans oublier les huiles d’olive. Etant donné que c’est un weekend de trois jours, certains exploitants sont venus montrer leurs produits. On en profite donc pour déguster quelques huiles d’olives parfumées : champignon, orange, paprika et chilli (petit piment rouge). De façon assez surprenante, celle au chilli n’a pas grand intérêt. Celle à l’orange est très goûteuse, voir trop. Du coup, on ne sent que l’orange. Ça irait dans une salade avec des oranges et d’autres fruits mais sinon totalement inutilisable. Par contre, celles aux champignons et au paprika, géniales ! Du coup nous en avons acheté une de chaque !

Le petit/nouvel exploitant arrive peu de temps après et nous revoilà à faire une petite dégustation (heureusement, la voiture n’est qu’à 100 mètres de là…). Et là, on tombe sur un vin très particulier : un mélange de syrah (60%) et de pinot noir (40%). La première impression que ce vin nous a fait est un goût de poivre. Non non, on était pas bourrés ! Vraiment, un goût de poivre. Très surprenant mais très intéressant. Vraiment bien. Ça irait très bien avec un bon steak grillé. Là dessus on se dit qu’il serait peut-être temps de se remplir un peu la panse histoire d’éponger un peu l’alcool bu, parce que le petit déjeuner est déjà loin ! On a réussi à trouver une table en terrasse et un plat plus loin nous voilà repartis. Mais au vu de l’heure et de la météo, nous avons changé nos plans. Au lieu d’aller visiter les vignobles, et surtout faire les dégustations, nous avons décidé d’aller faire un tour au bord de la mer. Etant donné que nous sommes en hiver, les vignobles n’ont pas grand intérêt et les dégustations peuvent être faites par mauvais temps, alors que la balade en bord de mer, c’est moins rigolo s’il pleut et qu’il y a plein de vent.

Du coup, direction le Cape Palliser et sa colonie d’otaries ! Et re une heure de voiture perdus en pleine campagne, direction la mer. La côte n’étant pas des plus rectilignes, la route ressemble encore à une route de montagne : ça monte, ça descend, ça tourne et ça tourne encore. Au bout d’un moment, la route se transforme en hors piste et du coup on a pu tester les quatre routes motrices de la voiture avec traversée de cours d’eau. Bon, d’accord j’avoue, le cours d’eau était petit. Une fois les kilomètres parcourus, nous sommes finalement arrivés à la colonie d’otaries. Et oui, il y a des otaries partout, même au bord de la route ! Elles sont là, vautrées sur l’herbe à se chauffer le ventre… On a garé la voiture sur un parking et tenté une approche pour prendre des photos mais on n’a pas osé s’approcher de trop prêt. Ça a quand même de bonnes dents ces petites bêtes là… On a finalement repris la voiture pour atteindre le bout de la route au pied du phare. Attention, là il faut suivre. Pour info, le Cape Palliser est le point le plus au sud de l’île du nord, et se trouve plus au sud que le nord de l’île du sud. Vous suivez toujours ? Bref, de là, par jour de beau temps, on peut voir l’île du sud. Quelques 250 marches plus haut, nous avons atteint le pied du phare et avons eu une superbe vue sur toute la côte, la mer et l’île du sud. Et nous avons pu voir notre première neige néo-zélandaise ! Enfin… de loin. Eh oui, il y a des glaciers au nord de l’ile du sud et ils sont visibles depuis le sud de l’ile du nord. Ca nous a donné une petite impression d’hiver. Vivement que nous puissions aller skier !!!

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As promised, a second post in the same weekend, or almost. Just a couple of weekends later… Not that bad?

As announced in the previous post, we had a three day weekend. Saturday, benefiting of a lovely weather, we had decided to go and visit vineyards, an hour away from Welly. Direction: Martinborough! The satnav said that it would take us a good hour to go there but we did not have a look at the map before leaving. Off we went on the motorway. Well, motorway… The speed limit is 60 mph. That’s what they call motorways. But we are going to write a special post about driving, driving rules and cars here ;-)

So here we are on the motorway, and we reach a small town, slow down to 30 mph (of course it’s a town, we would not want to run over pedestrians), leave town, go back to 60 mph, and another small town, and 30 mph again (always these pedestrians) and so on until we reached the mountains. Given the turns and without knowing the road, one drives on average at 30 mph, with a maximum speed on road signs of…. 60 mph! Yup, mountain roads are considered as similar as motorways!!!! Once on the other side of the mountains, we arrive in the plain of vineyards and olive trees. It is as if there was a microclimate here!

Once arrived in Martinborough, we have decided, as any proper tourist, to stop at the tourism information office just to know where are the vineyards we can visit and those which propose tastings. Don’t forget we came by car… The very friendly lady at the reception desk gave us a map of the area and advised us to start at the Wine Centre which is at the same time a shop, a wine advice centre and where tastings are also proposed. The good point is that it is only 100 meters away :-) We obviously left the car to walk the 100 meters and we got into the Wine Centre. And here, only bottles of unknown wines. Clearly it is a good idea to start here! After a long chat with the guy working at the Centre, we had listed some vineyards we wanted to visit. Before letting us go, he proposed us to do a tasting of wines from a vineyard which is too far for us to go there on the same day. You can imagine that we have accepted with pleasure :-) Three little glasses later, he told us that a new producer would be coming to show his wines 15 minutes later at the Centre, with tasting, and that they were good. Without a second of hesitation, we hang around the shop to discover new names and new types of wines, without forgetting olive oils. As it was a three day weekend, producers have come to show their products. We then took the opportunity to taste some perfumed oils: wild mushroom, orange, paprika and chilli. Surprisingly, the chilli one was not that interesting. The orange one was very flavourful, maybe too flavourful. Finally, once only taste the orange. It would be nice in a salad with oranges and other fruits but completely unusable with something else. But those with mushrooms and paprika, great! We have then bought a bottle of each!

The new producer finally arrived few minutes later and here we were again tasting good wines (thankfully, the car is only 100 meters away from here…). We came across a very interesting wine: a mix of syrah (60%) and pinot noir (40%). The first impression we had was a peppery taste. No no, we were not drunk! Really, a peppery taste. Very surprising but really interesting. Really good. It would be perfect with a grilled steak. This done, we figured it was about time to fill up our bellies to soak the alcohol we ingested, because breakfast was already a long time ago! We managed to find a table on a terrace and a main course later, we had left. But given the time and the weather, we had changed our plans. Instead of visiting the estates, and moreover doing the tastings, we had decided to go for a trip to the coast. As it is winter here, vineyards do not have a lot of interest and wine tastings can be done when the weather is bad, whereas the trip on the coast, it’s less funny when it’s raining and there’s a lot of wind.

So, off we went to Cape Palliser and its fur seal colony! And again, an hour driving, lost in the country side, towards the sea. The coast not being really straight, the road looks again like a mountain road: it goes up, it goes down, it turns and it turns again. After a while, the road became a track and we were able to test the car’s four wheel drive by crossing a stream. Ok, I admit, the stream was not wide. Once the kilometres covered, we have finally arrived at the fur seal colony. Yes, there are fur seals everywhere, even on the side of the road! Here they are, sprawled on the grass, heating their bellies… We parked the car on a parking and tried to get near to take photos but we did not dare to get too close. Fur seals have nasty big pointy teeth… We have finally taken the car again to reach the end of the road, at the bottom of the light house. Pay attention, the following might be tricky. For your information, Cape Palliser is the southernmost point of the North Island, and happens to be more southerly than the most northerly bit of the South Island. Are you still following? Well, from here, when the weather is nice, one can see the South Island. Some 250 steps higher up, we have reached the light house and we had a fantastic view over the coast, the sea and the South Island. We even managed to see our first New Zealand snow! Well… from far away. Yes, there are glaciers in the North of the South Island and they are visible from the South of the North Island. It gave us a little feeling of winter. Looking forward to being able to go skiing!!!

Cherche maison à louer – House hunting

(English version below)

Maintenant que nous sommes installés à Island Bay, dans une grande maison avec vue sur la mer, on se dit qu’il est temps de chercher une maison à louer dans laquelle s’installer pour de bon – disons deux ans le temps de chercher une maison à acheter, mais vu la difficulté de trouver une location sympa… Ben oui parce que la maison avec vue sur la mer appartenant à des collègues de Marine, on ne peut pas y rester tout le temps. En plus elle est du mauvais coté de la vallée alors…

Il faut tout d’abord savoir que la Nouvelle Zélande, il y pleut pas mal. Même beaucoup parfois. Surtout en hiver, soit maintenant. Les Kiwis n’ayant aucun concept de notions, pourtant simples, telles que « double vitrage » et « isolation » ou encore « chauffage central », les maisons sont, pour l’écrasante majorité, froides et humides, car mal isolées et sans chauffage. Il est donc super important d’avoir le soleil l’après-midi pour chauffer. D’où la notion de « mauvais coté de la vallée » énoncé précédemment. En conclusion, il faut (i) une maison qui a le soleil jusqu’à la fin de la journée.

En Angleterre, la province le permettant, nous avions un grand « two bedroom flat » (les anglo-saxons comptent en chambres car ils considèrent comme acquis le fait d’avoir une cuisine, un salon etc. et que la différence de prix se fera sur le nombre de chambres – même si cela rend impossible de deviner la taille de la surface au sol). Mais bien sur nous l’avons rempli d’affaires – certaines dénoncent les livres, mais personnellement je n’y crois pas. Pour retrouver la même superficie, il nous faut donc tabler dans les appartements ou maisons de 2 ou 3 chambres, en encore : les promoteurs ont bien compris que 3 chambres est devenu le standard et arrivent à en squeezer trois dans les constructions nouvelles, mêmes si elles sont si petites qu’un lit double les remplit… Bref idéalement, il nous faudrait (ii) une maison ayant trois chambres.

Nous avons donc consciencieusement épluché les sites internet d’agences immobilières et bien sur l’incontournable Trade Me qui doit regrouper tout ce qui se vend en Nouvelle Zelande. Si c’est pas dessus c’est qu’on peut pas l’acheter. Bref, nous avons donc regardé et trouvé des maisons intéressantes mais quand on en a parlé aux collègues de Marine, leur têtes de quatre mètres de long nous ont alerté sur la potentielle non désirabilité des quartiers où se trouvaient lesdites maisons : « Karori ? Hou là là c’est super loin et pis c’est une cuvette où il y a tout le temps du brouillard et qui est super humide. » Ou alors : « Happy Valley ? Faites gaffe c’est une cuvette et il y un site d’enfouissage des déchets juste à coté. » Bon ben ça c’est mort. Alors nous, toujours désireux de nous instruire, on s’enquière : où donc est-ce donc qu’il faut habiter ? Réponses concordantes (ouf) : « Island Bay, Miramar, Seatoun ou Hataitai. » Ah ben ouais, tout les quartiers chers, quoi. Bref, grâce à nos bienveillants amis, nous voilà avec une nouvelle restriction : (iii) une maison à Island Bay, Miramar, Seatoun ou Hataitai.

Bien sûr il nous faut une maison, ou un appartement, ne chipotons pas, qui soit bien conçu. Et là encore, pas évident de trouver notre bonheur : idéalement il nous faudrait une cuisine moderne avec de la place pour ranger notre équipement de cuisine quelque peu envahissant et une gazinière intégrée au plan de travail. Rien de bien méchant, si ce n’est que la plupart des propriétés vues ont une cuisine ridiculement petite et sans placards… Je sais on est exigeants là-dessus mais c’est comme ca. Et puis pour la salle de bain, c’est pareil – les mitigeurs c’est visiblement en option et les (vraies) douches aussi. Dernier point de détail : les Kiwis, comme les anglais, mettent de la moquette partout – sans doute car leurs maisons ne sont pas chauffées… Difficile de vieillir plus mal que de la moquette, mais bon cela semble une obsession ici. Bref, pour conclure car ça commence à bien faire, il nous faudrait (iv) une maison qui a une cuisine et une salle de bain modernes.

Voilà pour résumer, et c’est là que le bât blesse, il nous faudrait : une maison bien exposée à Island Bay, Miramar, Seatoun ou Hataitai avec trois chambres et cuisine et salle de bain modernes. Pas de problème cela doit bien exister, vous entends-je dire. Oui bien sur. Mais il y a la dernière clause : (v) pas plus de $500 par semaine, sinon ça va être tendu question finance. Bref la seule solution va être de se mettre à l’affut et de sauter sur la perle rare dès qu’elle pointe le bout son nez sur Trade Me, seul point d’eau de la jungle immobilière Néo-Zélandaise.

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Now that we are settled in Island Bay, in a large house with a sea view, the time has come to look for a place to rent so we can set ourselves up more durably – say two years by which time we’ll start looking at buying a house, but given the difficulty of finding a nice spot… Well yes, the house with a view does not belong to us so we can’t stay there forever. And it is on the wrong side of the valley…

First you have to remember that New Zealand gets a fair bit of rain. A lot actually. Especially in winter, i.e. now. Since simple notions such as “double glazing”, “insulation” and “central heating”, have obviously been overlooked in this part of the world, houses tend to be cold and damp, as they are badly insulated and without heating. It is therefore critical to have a house that gets the sun all afternoon so that you get some form of heating (other than little electric radiators on wheels). Hence the notion of “wrong side of the valley” used above. Conclusion, we need (i) a house that has the sun until evening.

En England, we had a fairly large two bedroom flat. Of course, we filled it with stuff – some people say it’s all those books, but personally, I don’t think so. To find the same kind of surface, we need to find a two or three-bedroom house or flat. Promoters have unfortunately found out that three bedrooms is becoming a standard and are quite adept at cramming three bedrooms in a house, oblivious of the fact that those rooms become very “cosy” once you put a double bed in them. So, ideally, we are looking for (ii) a three-bedroom house.

We therefore have religiously gone through real estate websites and the inescapable Trade Me, which has all the stuff that is sold in New Zealand. If it’s not on Trade Me, then you can’t buy it. In short, we have found interesting properties but when we mentioned them to some of Marine’s colleagues, their faces betrayed the potential undesirability of the suburbs where the houses stood: “Karori? Oh no, it’s miles from everything and the valley is very wet and foggy.” Or even: “Happy valley? No its a steep valley and there’s a landfill site nearby.” Damn. So, as we were eager to learn, we ask the obvious: where should we look then? Consistent answers, to our relief:  “Island Bay, Miramar, Seatoun or Hataitai.” Oh yeah, all the expensive suburbs… Still, thanks to our benevolent friends, we are faced with another consideration: (iii) a house in Island Bay, Miramar, Seatoun or Hataitai.

Of course, we need a house, or apartment, let’s not be too picky, which is nice inside. And there again, it gets complicated. Ideally we want a modern kitchen with storage space for our slightly bulky cooking equipment and gas to cook with. Nothing too difficult I reckoned, but all the properties we saw had ridiculously small kitchens without cupboards… I know might be asking too much here but that’s how it is. For the bathrooms, similar issues arise as mixing taps seem to be optional, as are (true) showers. Last issue, the tendency that New Zealanders have to put carpet everywhere – probably because of the lack of heating… Nothing looks worse than old carpet but carpet seems an obsession here. To conclude the rant, we need (iv) a house with a modern kitchen and bathroom.

To summarise, and this is where it all goes pear shaped, we would want: a sunny three-bedroom house in Island Bay, Miramar, Seatoun or Hataitai, with a modern bathroom and kitchen. No worries, there are bound to be some around I hear you say. Indeed.  But this is where the final clause comes in: (v) no more than $500 per week, otherwise things will get tricky money-wise. The only solution will be to lie in wait and pounce on the little gem as soon as it gets on Trade Me, the only watering hole in the New Zealand real estate jungle.

Vue sur la mer ! – A room with a view!

(English version below)

Voilà maintenant trois semaines que nous sommes arrivés et les choses avancent plutôt bien ! Nous avons une voiture – une Honda CRV pour pouvoir passer partout – et une maison avec vue sur la mer ! En fait, la maison est celle d’un collègue qui est parti trois mois et demi au Canada et qui nous loue sa maison. Plutôt pratique sachant que nos affaires sont toujours dans un container qui devrait se trouver en approche de la Malaisie où il doit faire escale. Nous avons jusqu’à mi Septembre pour trouver un petit chez nous et notre container devrait arriver mi-juillet. Ça devrait donc le faire. Le plus dur va être de trouver quelque chose qui nous convienne… Le top du top serait une maison avec jardin, orientée plein nord (n’oubliez pas, nous sommes la tête en bas…), à flanc de colline (c’est mieux en cas de tremblement de terre… eh oui, ça arrive ici), avec vue sur mer, avec double vitrage (la on rêve…), avec chauffage central (là aussi on rêve…) et une bonne isolation (là on rêve carrément…). Ah j’oubliai, et pas humide… Bref, ça ne va pas être si simple que ça finalement…

Coté boulot, j’ai commencé mercredi dernier et j’ai même eu le droit à trois jours de weekend ! Merci les Kiwis de fêter l’anniversaire de la Reine juste après mon arrivée au boulot ! Sinon il y a une très bonne ambiance au bureau. Les gens sont très sympa et toujours prêts à aider. Les horaires sont 8h30 – 17h00 avec 30 minutes pour le déjeuner, deux pauses de 10 minutes pour la pause thé/café et la journée est finie ! Pour le moment, je suis plutôt dans la phase lecture histoire de mettre à jour avec la pêche dans le pays et les différents stocks sur lesquels je vais bosser. J’ai déjà eu le droit à mon premier séminaire au Ministère des Pêches où j’ai pu rencontrer mes “ennemis” – les gens du Ministère, de l’institut de recherche et des ONG. Eh oui, c’est le problème de travailler pour l’industrie…

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We’ve now been here for three weeks and things are moving pretty well. We have a car – a Honda CRV to be able to go everywhere – and a house with a sea view! In fact,we are renting the house  of one of my colleagues who has moved to Canada for three and a half months. Pretty convenient given our stuff is still in a container which is approaching Malaysia where it will make a stopover. We have until mid-September to find a home and our container should arrive mid-July. So this should work out. The most difficult thing will be to find something that suits us… The crème de la crème would be a house with a garden, north facing (don’t forget we are down under…), on a hill side (better in case of earthquake… yes it can happen here), with a sea view, with double glazing (we start dreaming…), with central heating (we keep dreaming…) and a good insulation (we are completely dreaming…). Oh and I forgot, not completely damp… All in all, it won’t be that easy…

On a more professional side, I have started last Wednesday and I even had a three-day weekend! Thanks to the Kiwis to have the Queen’s birthday just after my commencing work! Apart from that, there is a very nice atmosphere in the office. People are very friendly and always ready to help. Working hours are 8:30 am – 5:00 pm with 30 minutes for lunch and two tea/coffee breaks of 10 minutes and the day is over! At present, I’m more in the reading phase to be up-to-date with the national fisheries and the stocks on which I am going to work. I’ve already had my first seminar at the Ministry of Fisheries where I had the opportunity to meet my “opponents” – people from the Ministry, the research institute and NGOs. Yup, that the problem of working for the industry…

Arrivés a Wellington – Arrived in Wellington

(English version below)

Ca y est on est arrivés… On est à l’autre bout de la Terre, la tête en bas et les pieds en l’air…

Wellington est une ville bien agréable, à taille humaine, avec le gros avantage d’être en bord de mer. Que dis-je, en bord d’océan! Notre voyage s’est bien passé, avec une escale à Los Angeles bien agréable et une visite express du zoo de San Diego (décidément, nous ne le verrons qu’ainsi!).

Cela fait bientôt 5 jours que nous sommes arrivés et les effets du jetlag commencent à s’estomper. Marine a eu droit à deux jours de conférence le lendemain de notre arrivée, histoire de se mettre dans le bain de suite. J’en ai profité pour aller en haut de Tinakori Hill, une colline faisant partie du Town Belt, ceinture verte entourant Wellington. Evidemment j’avais mon appareil et mes jumelles (enfin celles de Marine, les miennes sont en réparation). Imaginez-donc ma déception quand le premier oiseau observé fut un pinson… introduit d’Europe pour que les colons se sentent plus chez eux en Nouvelle Zélande! Près de 20000 bornes et 27 heures d’avions pour voir un @#!$&@ de pinson! Heureusement les représentants des espèces locales étaient tous planqués au sommet de la colline. Cela dit je suis injuste car la végétation ne laissait aucun doute quant à l’exotisme du lieu.

Les gens sont adorables ici, toujours prêts à rendre service. La seule difficulté (mineure il est vrai) est l’accent Kiwi qu’il n’est pas toujours aisé de comprendre, ce qui confère quelques temps de retard dans les conversations, un peu comme quand on appelle des gens au téléphone à l’autre bout du monde (genre en France). La banquière nous a demandé si on voulait un chicken account… Un compte pour poulets? Heu pas sur. Devant mon hésitation, elle m’a demandé “do you get lots of chicks?”… Heu pas plus que ça mademoiselle, des chèques non plus d’ailleurs… on laisse tomber le checking account.

On a vu nos premier Hobbits… Enfin disons qu’il y a pas mal (ok peut-être pas tant que cela, mais on en a déjà vu cinq en moins d’une semaine) de gens qui marchent pieds nus. On en a déduit qu’il s’agissait de Hobbits.

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This is it, we have arrived! We are now down under.

Wellington is a brilliant city, not too big and not too small, with the added benefit of being near the sea. The Ocean actually! Our trip went well, with a very nice stopover in LA and an express visit of the San Diego zoo (we are doomed to only visit it in a hurry).

We have been in Wellington for 5 days now and the jetlag is wearing off. Marine spent two days in a conference starting the morning after our arrival, so as to get the pulse of NZ fisheries. I wisely used my free time to scramble up Tinkori Hill, which is part of the Town Belt, a series of green spaces around Wellington. Of course, I had taken my camera and binoculars (well Marine’s since mine are being serviced). Imagine my disapointment when the first bird I saw was a chaffinch… introduced from Europe so that the settlers would feel more at home in New Zealand! Nearly 20,000 kilometres and 27 hours of flight to see a @#!$&@ chaffinch! Fortunately, all the local species where lurking on the top of the hill. I’m being a bit unfair though, as the vegetation was making the very clear statement that New Zealand is an exotic place.

Everyone is very helpful and friendly here and the only (minor) difficulty is the accent, which is not always easy to grasp and give conversation a kind of lag, just like when you call people at the other end of the world, e.g. in the UK. The lady at the bank asked me if I wanted a chicken account (hum, not sure, I don’t have many chicken friends…) and seeing my hesitation, asked me if I got lots of chicks… which were abviously checks, but it had me wondering for a split second.

We have seen our first Hobbits… Well let’s say there are plenty (ok so maybe they’re not that numerous but we have seen at least five in less than a week) of people walking barefoot. We figured that they had to be Hobbits.